LES DIFFÉRENTES ÉTAPES DU PROCESSUS D'ANALYSE

Si nous devions résumer simplement et rapidement le parcours chez Capitole Angels, nous le ferions de la façon suivante :

Le temps moyen nécessaire de la soumission au closing est de 3 à 6 mois.

1-Séance de présentation (Pitch)

« Si vous ne connaissez pas les bijoux, connaissez le bijoutier » Warren Buffet.

Ce rendez-vous mensuel (tous les derniers lundis du mois) a pour objectif de présenter le projet et son porteur. Cette présentation se découpe en 2 phases :

  • La présentation du projet par le porteur dans un temps imparti. Cette présentation en 8 minutes devant un public averti est un véritable exercice, souvent difficile à réussir. C’est le premier « test » pour le créateur. A travers cet exposé, il doit savoir présenter son projet transmettre les headlines, le crédibiliser, montrer sa motivation et faire passer un message. Il doit donner l’envie d’en découvrir d’avantage.
  • Les 20 minutes qui suivent sont destinées à un échange « Questions / Réponses » entre porteur et Business Angels sur différents thèmes : concurrents, clients, marketing, communication, sortie envisageable…

A l’issue des présentations, les Business Angels envoient leur feedback en donnant leur intérêt à poursuivre (ou non) l’analyse.

Les Business Angels investissent dans le projet mais aussi dans le créateur :
« Bien sûr le projet compte beaucoup mais nous intervenons tellement en amont qu’on se fie avant tout à la confiance que l’on peut avoir dans les fondateurs de la start-up » (propos recueilli auprès d’un Business Angel).
Evaluer un projet, c’est aussi évaluer l’homme qui le porte.

2-Le comité d’instruction

Comme son nom l’indique, il vise à analyser et approfondir le projet. L’objectif est de former sur la société une analyse pluridisciplinaire.

Il permet d’évaluer les capacités de l’équipe dirigeante à mener à bien son projet. Le comité d’instruction, animé par un leader, sera chargé avec le créateur de consolider le modèle d’entreprise et toutes les fonctions annexes qui amèneront à un succès probable. Parce que chaque projet est unique, le nombre et le contenu de ces réunions va dépendre du stade d’avancement et de maturité de l’entreprise.

L’équipe détermine tous les éléments financiers qui permettront la négociation finale : valorisation, business plan financier, volonté du créateur. Si l’équipe d’analyse juge que le dossier est prêt à être soumis à une réunion d’engagement, le leader rédige un rapport de synthèse qui présente les éléments clés de la situation d’une société et du tour de table prévu. Il reflète l’avis des instructeurs.

La lecture de ce document doit se faire en préparation à une participation au Comité d’investissement visant à déterminer :

Quels business angels investissent ?
A quelle hauteur financière et à quelles conditions ?

3-Le comité d’engagement

Lorsque le travail du comité d’instruction est terminé, l’association Capitole Angels provoque une réunion de synthèse avec tous les Business Angels intéressés pour établir la liste des investisseurs, les conditions d’investissement et les intentions de chacun.

Si l’investissement est confirmé, alors le projet entre en phase de closing.

 4-Le closing

A présent, les Business Angels ont donné leur accord pour devenir des actionnaires de l’entreprise sélectionnée.

Il s’agit alors de l’officialiser et de lui donner force obligatoire. La signature du contrat d’investissement matérialise cette volonté. Il reprend les points clés de la négociation, définit les conditions et modalités de l’opération d’investissement (définition des conditions de l’opération : vote AGE, due diligences, organisation relations Business Angel/entrepreneur et confidentialité, pacte d’actionnaires, valorisation de l’entreprise). Il précise les engagements respectifs des parties.
Les parties sont à cette étape liées contractuellement et le processus d’investissement est lancé.

Le closing est finalisé par le dépôt des fonds, la rédaction et la signature du pacte.
A la suite de cet investissement, les Business Angels deviennent actionnaires de la société au même titre que les dirigeants. Leurs droits et leurs devoirs sont prévus dans les statuts et dans le pacte d’actionnaires.

Le pacte d’actionnaires : du mariage au divorce…

Etape incontournable lors de l’entrée de nouveaux investisseurs dans le capital d’une société, le pacte d’actionnaires régit les relations entre investisseurs et entrepreneurs. C’est à la fois un « contrat de mariage » et un « contrat de divorce » entre Business Angels et entrepreneurs.

Il s’articule autour de clauses qui vont définir la gestion (le fonctionnement, les pouvoirs) et l’actionnariat de la nouvelle entité mais aussi la sortie envisagée dans 5/7 ans. Il vient compléter les statuts de la société, définit les relations entre les actionnaires, la répartition des pouvoirs, les droits et les engagements de chaque partie. Il est obligatoire lorsque le Business Angel décide d’investir dans un projet.
« Le pacte est une convention extra-statutaire confidentielle conclue par des actionnaires d’une même société, par laquelle ils cherchent à organiser le contrôle de la gestion de la société et celui de la composition de son capital« .

Ce contrat est soumis au Code Civil et à la théorie générale des contrats. Par conséquent, seuls les signataires seront tenus par ce pacte, qui bénéficiera d’une très grande liberté rédactionnelle. C’est un outil habituel du capital investissement.

5-Le suivi

Le suivi est une « étape » incontournable, si ce n’est la phase la plus importante du processus. Cette étape différencie les Business Angels des autres investisseurs en capitaux… Le Business Angel apporte non seulement des fonds mais va aussi servir de « guide » pour l’entrepreneur. C’est dans le suivi post investissement que se crée réellement la valeur ajoutée de la société. L’actionnaire Business Angel sera actif mais ne prendra pas la place du chef d’entreprise.

 » La réussite ne s’improvise pas elle se prépare « .

6-La sortie

Lorsqu’un Business Angel investit du temps et de l’argent dans une société, c’est qu’il souhaite avoir un retour sur un investissement et effectuer une plus-value lors de sa sortie.

Le plan de sortie est fixé dans le pacte d’actionnaires. En moyenne, le Business Angel souhaite une sortie dans les 5 à 7 ans. Souvent, il cédera ses parts lorsque sa « mission » sera terminée et que l’entreprise sera en phase de développement et fera appel à une levée de fonds conséquente.

Quelles sorties sont envisageables ? Introduction en bourse, cession de la société à un tiers, entrée d’un fonds, opération de LBO… ? Le pacte conditionne la sortie du groupe des investisseurs.